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oct 09 16

Les analystes anglo-saxons raffolent d’études en tout genre, à force de tout pronostiquer, on réussit par tomber juste, c’est un peu comme les astrologues, chacun y allant de sa prédiction, il y en aura toujours un qui aura raison. Dans le cas présent, il semblerait que le vainqueur tout désigné de ce combat des systèmes d’exploitation mobile soit Android qui prendrait 14,5% des parts de marché en 2012 (source le monde)
Certes Symbian serait toujours le n°1 avec 39% mais cela tient plus au parc de téléphones gigantesques que possède encore Nokia notamment parce que son système est inclu dans des téléphones « bas de gamme » qu’à un réel engouement des mobinautes.
Mais pour qu’un système plaise, que faut-il ?
Tout d’abord que son utilisation reste simple et là-dessus, Android, iPhone OS et Web OS (de Palm) sont intouchables. Il est vrai que windows mobile semble avoir fait un pas en avant avec la version 6.5 mais il faut bien avouer qu’on se retrouve vite devant des menus compliqués, des réglages à n’en plus finir, le tout, dans une ergonomie tactile résistive limitée à 1 doigt pour les combinés actuels. Je ne parle pas de Symbian, à des années lumières de l’intuitivité même s’il reste simple d’utilisation.
Pour qu’un système marche en volume, il faut aussi qu’il soit bidouillable. Et oui, c’est paradoxal avec le premier point mais tout aussi important, si quelqu’un qui est 3ième Dan de geekeries téléphoniques vous conseille un téléphone ou vous fait une démonstration, vous allez vouloir faire la même chose. Dans ce cas, Windows reprend du poil de la bête car avec lui, tout est quasiment possible, il n’y a qu’à voir le nombre d’outils, rom, etc. disponible sur le forum xda developer. L’iPhone perd ici des points par sa technique limitée à un seul appareil alors qu’Android se positionne d’emblée sur la même ligne que windows avec des terminaux similaires. Palm souffre du même mal qu’Apple et Symbian d’un manque d’ouverture.
Enfin, pour qu’un système intéressant, il faut tout simplement que l’on puisse y trouver des logiciels. Là encore, Android, iPhone, Web OS et tout dernièrement Windows sont avantagés, leur catalogue n’est pas encore aussi complet les uns que les autres mais tous ont le mérite d’en avoir un. Une fois ce catalogue en place, ce qui est intéressant, c’est de pouvoir tout y trouver et c’est là que l’on bute sur certains choix plutôt bizarres. Par exemple, Apple ne propose son SDK (kit de développement) dans un langage quasi inconnu uniquement pour Mac, et même une fois installé, si vous voulez vous amuser à faire quelques applications, il vous faudra payer 79€ (à moins qu’il soit possible de générer un fichier IPA et l’installer sur un téléphone jailbreaké avec la version gratuite) pour publier l’application sur l’appStore. Pour Windows, j’avoue que je ne sais pas quel SDK utiliser, sûrement un SDK propriétaire en C#. Pour Android, c’est plus simple, Google a choisi un SDK qui repose sur un plugin eclipse, l’un des environnements de développement gratuit les plus utilisés au monde, sans compter que le langage retenu est le Java, également très connu.

Bref, avec la même armada de smartphone que Windows, avec les mêmes possibilités de customisation / bidouillage que Windows, avec la même simplicité d’utilisation de l’iPhone et surtout avec la plus grande ouverture aux développeurs, il est clair que pour moi, Android sortira vainqueur de cette compétition.
C’est à croire qu’Apple, comme pour ses ordinateurs, se plait à se contenter d’une part de 10% en maîtrisant tout, du hardware au software.

written by christophe \\ tags: , , , , , ,


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